État des lieux entre colocataires
Chambre par chambre et pièce par pièce, notez l'état constaté le jour de l'entrée. Votre saisie reste sur votre appareil : rien n'est envoyé, rien n'est enregistré chez nous.
Chambre privative
À remplir une fois par chambre. C'est la partie qu'aucun état des lieux de bailleur ne détaille : elle départage qui répond de quoi entre colocataires.
Parties communes
À remplir une seule fois, ensemble. Les dégâts constatés ici engagent en principe tout le monde — d'où l'intérêt de dater l'état de départ.
Pourquoi un état des lieux entre colocataires
Le jour où quelqu'un part, la question n'est pas « le logement est-il abîmé ? » — le bailleur y répondra tout seul, avec sa propre comparaison. La question est qui paie. Et c'est là que l'état des lieux du bailleur ne sert à rien : il décrit le logement comme un tout, sans jamais dire dans quel état était la chambre du fond quand son occupant y est entré.
Sans trace écrite, la discussion se règle à la mémoire de chacun, six mois ou trois ans plus tard. Avec une feuille datée et signée, elle se règle en trente secondes.
Comment s'en servir
- Remplissez-la ensemble, le jour de l'entrée, en marchant dans le logement. Un constat rédigé seul, après coup, ne vaut pas grand-chose.
- Pour chaque poste, choisissez Bon, Usure normale ou Dégât, et décrivez en une ligne ce que vous voyez. « Rayure de 20 cm près de la fenêtre » vaut mieux que « abîmé ».
- Imprimez ou enregistrez en PDF, signez à plusieurs, et gardez-en chacun un exemplaire.
- Recommencez à chaque changement de colocataire : c'est le moment où l'absence de constat coûte le plus cher.
Quelques réflexes qui font la différence : relevez les index de compteurs quand ils sont individualisés, comptez les jeux de clés remis, et photographiez ce que vous notez en « Dégât » — gardez les photos de votre côté, elles datent le constat mieux que n'importe quelle description.
Et après ?
Un constat d'entrée règle le passé. Il ne dit rien de ce qui se passe quand quelqu'un casse quelque chose en cours de route, ni de qui avance la réparation, ni de ce qu'il advient de la garantie quand un colocataire part et qu'un autre le remplace. Ces règles-là se décident à l'avance, une fois, et s'écrivent dans un pacte de colocation.
Constater l'état, c'est la moitié du travail.
L'autre moitié, c'est de décider à l'avance qui répare, qui paie et ce que devient la garantie au départ de chacun. Un pacte conforme au Code bruxellois du logement, qui se met à jour à chaque changement de colocataire.
Rédiger notre pacte